mercredi 14 septembre 2011

Priorité à la jeunesse, par François Hollande

FH a renforcé sa démarche sur la jeunesse, en augmentant nos ambitions en matière d'éducation. C'est devenu nécessaire compte tenu de la dégradation de notre système d'éducation, souligné par le récent rapport de l'OCDE et une première : l'unité d'action des enseignements public et privé contre les suppressions d'emploi. Certains voient là une dérive par rapport à son exigence de rigueur. Laissons lui la parole.


Chere-e ami-e,

Le 9 octobre, nous avons rendez-vous avec le peuple de gauche. Il nous faut réussir ce rendez-vous, étape décisive vers l'élection présidentielle.

Je mesure les risques de cette compétition. Je ne me laisserai détourner par aucune polémique, ni aucun événement. Je sais que toute phrase qui sera prononcée dans la primaire à l'égard d'un des candidats pourra ensuite être utilisée par notre adversaire lors de la Présidentielle.

Ma priorité, c'est la jeunesse. C'est elle la plus concernée par le chômage, la précarité ou le mal-logement. Ma réponse, c'est l'éducation.

La France est parmi les pays industrialisés où le nombre d'élèves par enseignant dans le primaire est le plus élevé. Le taux de scolarisation des moins de trois ans est passé en dix ans de 34% à 13%. 150 000 jeunes sortent chaque année de l'école sans qualification.

Je mettrai un terme à l'hémorragie ouverte par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. Je propose le vote d'une loi de programmation qui permettra de renforcer chaque année l'éducation nationale de 12 000 postes supplémentaires. Ces créations d'emplois n'affecteront pas le déficit public, puisqu'il ne s'agira pas d'augmenter le nombre de fonctionnaires, mais de définir des priorités et de les mettre en œuvre.

L'Education nationale devra relever de nouveaux défis fixés sur la base d'un contrat d'objectif : amélioration des résultats dans l'apprentissage des savoirs fondamentaux, grande sécurité dans les établissements, adaptation des rythmes scolaires aux besoins des enfants, et surtout, réduction des inégalités étant entendu que les moyens seront déployés là où les besoins sont les plus importants.

François Hollande

1 commentaire:

jlescudie a dit…

Redonner des profs aux enfants et aux jeunes, ça coûte cher. Mais avoir des jeunes incompétents, ça coûte combien ?
Cette mesure coûte beaucoup moins cher que la baisse de TVA aux (indispensables) bistrots.
FH dit que ce qu'il ajoute là, il l'enlèvera ailleurs (gérer les priorités).
Pas à la Justice, j'espère. Mais où ? On angoisse (je ne blague pas).